22°

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Bonjour à tous, j'éspère que votre vie s'écoule bien, je vous laisse quelques minutes pour lire mon nouveau texe en espérant qu'il vous plaira !

La salle de l'injustice


---------------------- Les fesses posées sur une chaise, j'observe le monde qui m'entoure. Je suis dans le meilleur endroit pour observer l'horreur de ce monde. A mes côtés, les gens pleurent, attendant impatiament la réponse à leurs questions. Ici, on peut voir des gens qui tournent au rond, le coeur en bourique, remémorant les souvenirs. On peut entendre des hurlements par ce qu'il y en a qui n'ont pas eu la bonne réponse. Alors on les regarde du coin de l'oeil et on tremble rien qu'à voir leur corps secoués par les sanglots, par les remords, par ce qu'on ne peut rien faire. Et on espère simplement qu'on ne finira pas comme ça.

----------------- Dans notre tête à cet instant, on pense juste à ce coeur qui tambourine en nous, on voit des milliers de visages en se disant qu'ils sont encore là eux. Par ce que oui, c'est important, de se dire qu'il y a toujours ces gens prêts à nous aider, même s'ils ne sont pa toujours là quand il faut. Et puis il y a ce moment horrible, celui où le médecin s'approche de vous avec votre réponse. A ce moment précis, on a les jambes qui flageollent et le coeur qui est prêt à lâcher. Mais il y a cette putain de réponse qui nous tient en haleine. Oui, par ce que voilà 24 heures qu'on ne vit que pour elle. Alors voilà l'instant fatidique où on dit "Alors elle(ou il) s'en est sorti?", où le médecin vous observe, se demandant qu'elle sera votre réaction à vous. Si vous tomberez au sol, si vous hurlerez, si vous lui taperez dessus ou si vous resterez là sans rien faire, le regard vide et le coeur qui lâche. Puis après ça, il baissera les yeux et vous dira la réponse, la fameuse, celle qui vous a torturé l'esprit pendant toute une journée, celle qui vous a bloqué le souffle, celle qui vous a fait sortir de votre petit train-train quotidien, vous laissant dans la noirceur de la vie.

---------------------- A moi, le médecin m'a dit, " Je suis désolée, nous n'avons pas pu la sauver ...". Après cette phrase, le docteur raconte plein d'autre chose, mais vous êtes déjà loin de tout ça. Cette phrase résonne si fort dans votre tête, tout tourne autour de vous , et moi, je suis restée là sans rien faire, le regard vide et le coeur qui lâche. Je l'ai laissé à ses mots scientifiques et je me suis laissé aller. Je ne regardai plus où j'allai, je l'avais perdue oui, je l'avais perdue pour de bon. Et puis je sais pas pourquoi je me suis mise à crier son nom, comme si elle allait m'entendre, comme si elle pouvait revenir. Puis il y a ce petit bout de chou qui est venu me voir pour me demander si j'étais malheureuse. Vous auriez voulu que je lui réponde quoi à ce gamin, oui c'est vrai je vais mal ?! Non, moi je n'ai rien dis, je lui ai juste laissé caressé ma joue pleine de larmes. Puis j'ai posé mes fesses sur une chaise. Et me revoilà !

---------------------- Qu'est-ce que je fais là ,encore ,assise dans la salle de réanimation. Elle est morte c'est fini, la femme que j'aime est morte, tabassée à mort par des d'homophobes. Mais où va t-on bordel de merde ?Je vous le demande à vous qui laissez faire tout ça! Maintenant on nous tue pour ce qu'on est. On tue par ce qu'il y a de la diffèrence, mais nous on a emmerdé personne, on a juste suivi notre coeur qui nous sussurait "amour". Qu'est-ce que je vais faire maintenant moi, hein ? Je vais continuer sagement ma vie, alors qu'on m'a enlevé la personne qui m'est le plus cher au monde ? Hein, je fais quoi, bordel de merde, je crève en silence dans mon coin ?! Je vais vivre alors que ma vie s'est écroulé à cause de cette putain d'injustice ?! Dites le moi vous qui faites toujours les meilleurs choix !




-------------------------------------------------------------------- Un heureux malheur

# Posté le jeudi 01 octobre 2009 10:17

Modifié le lundi 02 novembre 2009 05:46

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Me revoilà avec un peu de retard, veuillez m'excuser... je vous laisse avec mes maux.


Mon ange ...





--------------- Des coups résonnent dans ma maison à l'allure apaisante. Le sang chaud coule sur mes membres que, bien avant, tu parsemais de baiser passionnés, mais apparemment ceci ne te suffisait plus. Un cri fait désordre dans tout tes coups si bien rythmés. La souffrance était telle, que je n'ai pas pu me retenir. A présent, tu regardes l'heure, il est seize heures quinze. Comme à ton habitude à cette heure là, tu laves tes mains ensanglantées, en chantonnant, puis tu caresses mon visage en souriant, t'imposes dans ma douleur pour qu'elle soit plus forte, écrase ta cigarette sur l'alliance que tu m'as offerte et part en sifflotant après m'avoir craché dessus; tu as toujours adoré faire ce petite manège. Moi, je rampe au sol, maintenant, essayant d'arriver le plus vite possible à la salle de bain. Tout mon corps me fait mal, chaque mouvement me donne l'impression qu'on écrase mon corps, qu'on me pique à vif. Couchée dans mon lit, je sens cette douleur qui se propage, c'est insupportable. Cela a beau devenir habituelle, la douleur me fait toujours aussi mal. Aidez moi, je vous en supplie ... !
--------------- Une porte se ferme, un rire me sort de l'enfer. La douleur s'estompe, laissant place à une bouffée de bonheur, mon dieu. J'entends les pas d'un ange qui se dirigent vers ma chambre, mais une voix sombre l'arrête avant que je ne vois son visage :
-----Mon c½ur, ne va pas déranger maman, elle a besoin de repos, elle souffre beaucoup.
----- Mais papa, je veux voir maman. Tu sais, je peux dormir avec elle si elle est fatiguée, ce n'est pas grave.
Mon ange, oui, viens me voir, tes mots m'apaisent, viens ....
-----Non, tu fatigues maman à aller la voir, mon petit c½ur je suis là moi!
-----Non, moi je veux maman, elle me manque, je veux qu'elle me raconte une histoire, je veux qu'elle me fasse des chatouilles... je veux maman!
----- Maintenant ça suffit, tu ne penses vraiment qu'à toi. Et maman va bien mourir un jour, tu feras comment, unh ? Il faut que tu commences à t'habituer, grandie un peu, d'ailleurs ce ne sont pas les histoires de maman qui vont t'aider, on est dans la réalité bon sang!
J'entends mon ange qui sanglote, je vous en prie, aidez moi. Bon dieu, elle n'a que huit ans, ce petit bout d'amour ne mérite pas tout ça. Si seulement je pouvais sortir un mot, faire un geste, mais j'ai si mal.
------------- La faim me tiraille le ventre, deux jours que je n'ai pas mangé. Tu rentres silencieusement et te déshabilles. Ensuite comme à ta coutume tu me susurres des mots doux mais aujourd'hui ils me donnent envie de vomir. Si seulement, je pouvais te faire partager la haine que j'ai pour toi, celle qui me ronge depuis un certain temps. Le soleil se lève, tu ouvres les yeux et tu m'observes. Avant c'était pour lorgner de tes yeux les courbes de mon corps, maintenant c'est pour admirer les bleus naissant sur mon corps. Comme j'ai honte de ne pouvoir rien faire. Je ne suis qu'un fantôme, je ne vis plus, je subis. Je ne souris plus, ne ris plus, je m'abstiens de hurler la douleur qui me tiraille le corps et de pleurer silencieusement pour ne pas que tu me donnes un coup pour faire taire mon apitoiement.
--------------- Ton portable sonne, tu fronces les sourcils, apparemment quelque chose d'imprévu... l'imprévu cela t'as toujours insupporté, d'ailleurs j'en paye le prix. Tu me fixes un moment après avoir raccroché. Tu te mets sur le lit, et tu te détends sur moi, cette fois c'est sur le thorax que tu me frappes, tu bloques ma respiration et qu'est-ce que tu en es fière. Mes poumons me brûlent, la douleur m'assaillit. Tu t'en vas, en chantonnant.
--------------- Dans un dernier souffle, je t'appelle mon ange. Tu sors de la salle de bain, tu étais venue pendant la nuit. Tu restes pétrifiée devant la scène qui s'est déroulée. Je résiste, pour ne pas tomber dans un long sommeil, face à ton visage inquiétant. Mon dieu, qu'est-ce que je t'aime. Tu te niches dans mes bras, tu me sers fort. Tu m'enivres d'amour. Et dans un dernier geste je te souris. On se reverra mon ange, je t'attends, mais ne te presses pas, non.... J'espère que tu seras libre et pas à la mercis de la violence de ton père,oh oui je l'espère de tout c½ur.



Un heureux malheur

# Posté le samedi 23 mai 2009 12:48

Modifié le lundi 02 novembre 2009 06:26